Histoire 10 décembre 2024 8 min de lecture

La Meunerie Traditionnelle — Du grain à la farine

La Meunerie Traditionnelle — Du grain à la farine

Avant l'industrialisation, chaque village avait son moulin. Le meunier était une figure centrale de la vie rurale. Mais comment fonctionnait réellement un moulin à vent ? Du vent aux meules, voici le voyage du grain à la farine.

La force du vent capturée

Tout commence par les ailes (ou voiles). Leur surface, couverte de toile, capte l'énergie du vent. Plus le vent est fort, plus la toile est réduite pour éviter d'emballer le mécanisme. Le meunier réglait la toile en fonction des conditions météo — un savoir-faire acquis après des années de pratique.

Le rouet et la lanterne

Les ailes font tourner l'arbre moteur horizontal. Celui-ci entraîne le rouet — une grande roue dentée en bois — qui engrène sur la lanterne, un axe vertical. La vitesse de rotation est ainsi démultipliée.

Moulin à vent en fonctionnement

Les meules

L'axe vertical fait tourner la meule tournante (la courante) sur la meule fixe (la gisante). Le grain, versé par une trémie, s'engouffre entre les deux meules et ressort en farine sur les côtés. La finesse de la farine dépend de l'écartement réglable des meules.

Orienter le chapeau

Pour fonctionner, les ailes doivent faire face au vent. Dans un moulin tour comme le Moulin Baron, seul le chapeau (la partie supérieure) pivote. Le meunier utilisait une longue perche — la queue — ou un treuil pour orienter manuellement le chapeau.

🌾 Le saviez-vous ?
Un moulin en plein vent pouvait produire plusieurs centaines de kilos de farine par jour. Il fallait environ 150 kg de blé pour obtenir 100 kg de farine.
Voir le Moulin Baron Comment restaurer un moulin
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